dimanche 3 mai 2015

Dérapages incontrôlés.



Nous y voilà…. Voilà un récit à écrire et ça doit faire, disons, 5 ou 6 ans que je n’en ai écrit aucun, d’ailleurs je ne me souviens même pas du dernier, surtout que le forum sur lequel nous les postions a disparu. Et le plus dur sera qu’aujourd’hui, ma Miss (que j’appellerai comme ça tout le long) a décidé d’y mettre son nez et sa patte… ce qui très sincèrement me surprend, elle qui a toujours voulu vivre dans le réel et non dans le virtuel de ces forums et de ces réseaux sociaux. (Je parle de notre vie "cachée". Dans notre vie réelle, madame s’intéresse bien entendu aux réseaux sociaux.) La chose qui sera excessivement difficile aussi, c’est que les protagonistes seront des gens qui nous liront. Exercice très délicat à mon goût.
Pour résumer pour ceux qui ne nous ont jamais suivis jusqu’ici, nous sommes un couple lambda, qui a décidé de rentrer dans un club libertin « pour voir » il y a 6 ans environ, et qui a recommencé et recommencé. ;) Mais sans jamais aller plus loin que le plaisir de voir, d’être vu et d’être parfois caressés… (Surtout des caresses destinées à madame la plupart du temps…) Nous avons fréquenté le Nautilus avant sa fermeture, puis souvent le Château des Lys, le Moon et l’Eclipse, lors de nos week-ends normands : l’Orphea de Chicheboville ; une visite furtive au Rituel Foch (mais très réussie en compagnie d’un couple charmant avec qui il ne s’est pourtant rien passé), et une également aux Chandelles qui ne nous a pas laissé un souvenir impérissable, même si les lieux sont magnifiques. Nous avons raté des occasions d’aller plus loin, parfois sans, et parfois avec des regrets, mais jamais de grands sauts dans le vide.
Il y a quelques mois, j’avais entendu parler d’un club qui avait une sacrée réputation, tenu par les propriétaires d’un ancien club, le No Comment que nous avions l’espoir de visiter, mais qui avait fermé entre temps. Miss est assez « casanière », et quand un club lui plaît, il est difficile de lui faire découvrir autre chose. Mais bizarrement, en lui montrant les photos, elle a été assez convaincue.
Nous avons donc fait une puis deux visites dans ce club de l'Île Saint Louis, nous avons retenté entretemps une sortie en sauna à l’Eclipse, et il nous est paru évident après ça, que ce nouveau club, le Taken, devenait notre « cantine ». Reçus comme des rois, par un personnel chaleureux, sympathique, aux petits soins… et surtout un club magnifique avec une clientèle du même acabit.
Dans cet endroit, il est possible de danser, de boire tranquillement du champagne, de coquiner à la vue des autres sans être forcément constamment embêtés par des hommes trop agressifs. Miss qui adorait les coins fermés s’est découvert une attirance pour ces coins totalement ouverts où le respect était de mise. Et pourtant il y existe un coin fermé que nous n’avons jusqu’ici jamais utilisé. C’est un paradis classe et simple à la fois. Un cocon, rajoutera-t-elle….
Deux semaines avant cette sortie que nous vous racontons, Miss avait connu une première expérience assez troublante. Après trois quatre sorties dans ce lieu, jamais nous n’avions été abordés, toujours du côte à côtisme dans ces coins ouverts, en compagnie de couples charmants. Mais ce soir-là, un homme l’avait déjà caressée alors que nous coquinions ensemble. Elle avait stoppé trouvant l’homme pas assez habile de ses mains… mais une heure après, les mains et la bouche d’une femme étaient devenues beaucoup plus attirantes à ses yeux et elle avait découvert ses premières pulsions bisexuelles. Pulsions qui ont plus tard carrément fini en face à face torride entre cette même femme et elle. Son homme et moi restant pratiquement spectateurs de ce spectacle grandiose. Cette expérience a profondément troublé Miss et comme m’avait averti une de nos amies FB lorsque je lui ai raconté cet événement : « elle a ouvert la boîte de Pandore. »
Nous sommes donc ce vendredi soir 24 avril 2015, madame a eu une première expérience bisexuelle deux semaines avant et nous sommes à nouveau de sortie, étant un peu perdus sur ce qu’il pourrait se passer ou ne pas se passer, essayant de garder « la tête froide » quand même.

Comme chaque fois, nous sortons avant dîner au restaurant, nous choisissons des restaurants sympathiques, dans lesquels nous nous sentons bien. Ce soir, nous retournons aux « fous de l’île », où nous avons plusieurs fois apprécié leur cuisine. On pourrait passer allègrement cette étape du restaurant, mais elle a son importance puisque nous dînons à côté d’un couple d’anglais triste à mourir et surtout très peu prolixes entre eux. Nous nous disons que nous avons de la chance d’être comme nous sommes. Toujours à discuter, à rire ensemble, à profiter de la vie en résumé.
Nous sortons du restaurant pile à l’heure pour l’ouverture du club… et pourtant, nous avons failli ne pas y entrer, coup de téléphone de notre « baby-sitter » qui nous appelle pour nous dire que notre fils se plaint d’avoir mal à la joue et qu’il a de la fièvre… nous sentons le retour prématuré… mais après d’intenses négociations avec notre fils pour qu’il prenne son antalgique en sirop, nous sentons que ce n’est pas si grave que ça. Nous décidons de poursuivre la soirée, en faisant attention toutefois au téléphone.
Accueillis parfaitement comme il se doit, Miss part se changer. Nous n’avons pas souvent, nous l’avouons, respecté le dress-code des soirées, et nous ne dérogeons pas à la règle ce soir, malgré le thème soirée « Barbie ». Elle ressort avec une robe noire Catanzaro style Baby-Doll, très sage en apparence, mais complètement ouverte de face, ainsi qu’avec des chaussures bleu électrique Guess achetées une semaine avant. Moi, je respecte à moitié le dress-code en me parant d’une chemise rose claire et d’un pantalon noir. Miss se justifie en rajoutant qu’elle avait quand même porté son cœur Baccara « Bordeaux ». Soit…
Nous entrons donc dans le club. Nous savons qu’un vendredi soir, comme il y a deux semaines, il y a peu de monde, et que l’ambiance peut être torride comme très calme… mais nous n’avons que ce soir-là de libre, donc nous faisons avec. Accueillis par notre barmaid préférée, nous commandons comme d’habitude une bouteille de champagne. Je sais que ce soir, il y a un homme accompagné de sa complice qui m’a « demandé en ami FB » il y a quelques jours. Nous avons peu discuté, j’ai juste lu certains de ses commentaires sur des discussions auxquelles nous avons participé tous les deux. Elle me parle immédiatement de lui, qu’il est là ce soir, elle essaie de me le montrer, mais au lieu de chercher, elle me dit : « je vais vous placer à côté. » Elle apporte donc le champagne jusqu’à la table à côté d’eux. Ils ne savent pas du tout à quoi nous ressemblons. (J’avoue que j’aime bien cet avantage.)
Je m’attends à voir un couple assez classe à l’image du club. Généralement, on voit énormément de différences entre ce qu’on s’imagine d’un pseudo et la réalité lorsqu’on découvre la personne en vraie, mais ce soir, c’est exactement comme ça que je me l’imaginais. G a la quarantaine, costume clair, il est assez beau garçon, sans être supra sportif, il est assez bien bâti. Mais surtout, il a l’air à l’image de ce club. Gentil, courtois et classe. Sa complice, M, est une brunette avec un sourire craquant, la quarantaine également je pense, assez svelte, avec une robe rouge et noire, assez classique mais qui lui va très bien.
Nous nous asseyons donc à côté d’eux. Nous commençons à boire notre champagne, accompagné de framboises comme à notre habitude. Nous adorons mettre une framboise dans notre verre, ça donne une légère acidité fruitée et en fin de verre, c’est très sexy de la manger. Nous discutons un peu, d’eux, de l’ambiance de la soirée, de tout et de rien. Je ne sais pas pourquoi, mais je sens que notre incognito n’est pas si solide que ça et cinq minutes plus tard, je me fais interpeller par notre voisin. Il me demande : « Mmx Vd » ? (Oui, il faudra songer à changer ce pseudo un jour, ce n’est pas très pratique en fait.) Et voilà, couverture grillée. Je sens bien que les framboises nous ont coûté notre anonymat, j’en parle souvent sur mon mur. Argh… nous commençons donc à discuter, notamment de l’apéro libertin organisé par Olivier, apéro auquel nous ne pouvons généralement pas nous rendre puisque le vendredi jusqu’ici était assez compliqué à libérer dans notre emploi du temps. Des gens que nous avons déjà rencontrés etc… la conversation est agréable, ils sont tous les deux charmants. Miss a plus de mal à suivre la conversation puisqu’elle est un peu plus excentrée et le bruit de la musique l’empêche de tout comprendre. Puis nous reprenons nos conversations en couple, chacun reprenant le cours de sa soirée. 

On ne voit pas beaucoup de gens sur la piste, l’ambiance est un peu fraîche ce soir. Nous ne reconnaissons pas non plus d’habitués. Eux, par contre, semblent chauds comme la braise, il l’embrasse tendrement et elle répond avec autant d’entrain. Ils partent d’ailleurs très vite de leur place et directement vers les coins câlins.
Quelques minutes plus tard, nous décidons de nous lever aussi, et d’aller danser un peu. Mais la piste n’est pas très occupée, et il est vrai qu’on est assez curieux de voir ce que nos voisins sont partis faire. Nous nous dirigeons donc vers les coins câlins. Nous ne tardons pas à les croiser dans la pièce aux miroirs qui se ferme, mais visiblement c’est aussi l’embouteillage, trois quatre couples regardent, un a l’air d’entrer dans la pièce. Ça fait beaucoup de monde pour nous. Personne dans la pièce du fond… et vu que Miss me doit une séance de martinet à la suite d’un pari perdu il y a deux semaines dans ce même endroit, je l’attache à la croix de St André et commence à effleurer les lanières contre ses fesses après avoir remonté sa robe Baby-Doll. (Très pratique pour ça.) La séance se déroule bien, un couple se rapproche. La femme s’assoit sur la banquette et commence à sucer son homme, la cinquantaine je dirais. Miss gémit face à ces petits coups de martinet, que je porte en faisant tourner les lanières assez rapidement. Peu de temps après, l’homme tend son bras pour caresser ma moitié en même temps qu’elle reçoit sa punition. Elle ne semble pas trop apprécier ça. Elle me demande de la détacher. Miss pensait que l’homme qui la caressait était un très vieil anglais, pas très sexy à son goût. Il s’agissait d’un autre couple, en fait.

Nous repartons vers la piste de danse. Nous croisons nos deux amis, M ne porte plus qu’un string, des bas, et ses chaussures, et nous adresse un sourire très très aguichant. Et là, comme par pulsion, je lui effleure le ventre en passant avec ma main, et elle répond en caressant mon bras lorsque nous nous éloignons. J’ai rarement l’habitude de faire ce genre de geste, mais il y avait quelque chose d’assez tentant après ce sourire. Miss a raté ce geste, et est très surprise que je me sois laissé aller à le faire. (Pas de façon négative, c’est juste une surprise, presque excitée que j’ai pu oser cette caresse.) Nous restons un moment à boire notre champagne, à re danser un petit peu…
Nous retentons une percée dans les alcôves. Nous retrouvons une nouvelle fois G et M dans la pièce fermée, un autre couple avec eux. Deux couples coquinent sur le lit à baldaquin. Le très vieil anglais pas attirant du tout, fait presque l’étoile de mer, pas très sexy. Nous nous retrouvons au fond, près de la cage. Deux couples (ou trois, on ne distingue pas bien) coquinent dans la cellule. Nous ne sommes pas non plus ultra excités par cette scène. On repart une nouvelle fois se désaltérer… décidément… mais cette fois, nous revenons assez vite dans les coins. En repassant vers le coin du fond, nous voyons G et M dans la salle de bains. Ils ont terminé leurs ébats visiblement. Toujours rien de bien érotique dans les alcôves, mais cette fois j’étends ma douce pour la lécher sur la banquette près de la cellule.

Après quelques minutes, elle préfère s’occuper de moi. Elle ne se sent pas trop dans l’ambiance. Le souci, c’est que lorsque je la sens comme ça, ça déteint sur moi. Après un peu de difficulté à trouver l’excitation, elle me prodigue une fellation comme je les adore. Puis, je regarde à travers les barreaux de la cellule, et là : le couple anglais qui dînait à côté de nous au restaurant est là, avec d’autres en train de coquiner. (On aurait pu baptiser cette soirée, la promenade des anglais, tellement il y en avait dans ce club.) Et on comprend pourquoi nous ne sommes pas portés. Ils sont aussi tristes qu’au dîner. La scène est assez hard, mais en même temps, on ne sent aucun érotisme. C’est assez étrange comme sensation. Puis nous regardons à droite, et voyons que nous sommes épiés tendrement par G et M, sortis de la salle de bains. Ils ne s’approchent pas et nous regardent. Je suis très excité par cette délicate attention et Miss me le fait remarquer. « Tu te rends compte que lorsqu’elle est là, tu es excité ? » Eh oui, elle a raison. J’aime bien le regard de ce couple sur nous, le sourire qu’elle renvoie à son compagnon de soirée face à ce qu’on leur montre. Puis, quelques minutes plus tard, nous nous apercevons qu’ils sont partis. 

L’ambiance n’est toujours pas assez érotique pour nous. Nous repartons donc un moment vers la piste et les tables du club…
Ensuite, c’est un peu flou, on a dansé un peu, bu du champagne « framboisé », et on se retrouve une nouvelle fois au coin du fond, peu de coquins en place, mais G a attaché M à la croix. Quelques couples les regardent. Ils sont très sexy tous les deux, elle savoure ses caresses. Puis, ils se retrouvent sur la banquette. Si mes souvenirs sont bons, le vieil anglais et sa femme (faisant un peu plus jeune et bien plus en forme que lui, ce qui devient monnaie courante quand on voit les couples généralement.) les rejoignent. Moi qui avais proposé à Miss de se mettre à côté d’eux, on sent que c’est encore raté. La femme se met à genoux et caresse M de façon assez douce.

Quelques instants plus tard, l’impensable se produit : « Allez, on se met à côté d’eux, et je m’occupe de toi… tu pourras la caresser ». (G s’occupe de M, allongée sur le lit.) Vu la difficulté de ma Miss à trouver l’excitation, j’ai peur de ne pas la trouver non plus (ça doit être psychosomatique de ma part.), mais on se lance, après qu’elle m’a convaincu. On arrive près d’eux, le couple d’anglais étant entre nous. Là, au moment de s’asseoir, le matelas est détrempé. Visiblement, une femme fontaine est passée par là. (Miss l’est parfois aussi, je sais ce que c’est…) Je pars chercher une serviette.  C’est comme si tout s’enchaînait pour que rien n’arrive avec eux. Je m’allonge et Miss s’occupe de moi. L’anglais commence très vite à caresser Miss. Ca la gêne également très vite. Il n’a pas l’air de comprendre d’ailleurs. Heureusement, sa femme, elle, saisit et lui dit « she doesn’t want to ». Lui, est dépité, et ils s’en vont aussi vite qu’il s’était mis à caresser ma Miss. Nous nous retrouvons donc en côte à côte avec G et M. Nos expériences ont toujours été très softs, des caresses sans plus, mis à part bien sûr l’expérience bi de Miss la dernière fois, beaucoup plus « appuyée ». Je m’aventure à quelques caresses vers M. Elle semble apprécier, j’essaie de rester le plus soft possible. Sa main s’aventure vers moi et elle me caresse le torse. Je regarde Miss et lui fait comprendre que c’est divin et je la remercie d’ailleurs d’avoir un peu poussé la chose pour venir auprès d’eux. 
Et c’est là, que comme on dit souvent : « ça part en cacahuète »… 

M se rapproche de moi. Les caresses commencent à se faire plus franches tout en restant tout aussi douces. Je lui caresse les seins, les fesses, et des caresses beaucoup plus intimes. J’avoue que je ne me souviens plus vraiment dans quel ordre ça s’est passé tellement c’était doux et excitant, mais je me retrouve à la caresser, à l’embrasser, elle commence même à me sucer sensuellement, et c’est là qu’il y a un truc qui n’est pas logique. Où est Miss ? Eh bien, je la revois avec G, sa tête, cachée par le corps de M, et je vois des va et vient verticaux. Pas de doute, elle le suce. Elle me dira plus tard, que G s’était retrouvé seul, après le rapprochement de M. Et dans la logique des choses, elle ne pouvait pas le laisser seul abandonné comme ça. On avait parlé plusieurs fois de nos fantasmes de voir l’autre faire l’amour avec un(e) inconnu(e)… et là, la réalité dépasse la fiction.

Et d’un côté, M et moi se caressons et s’embrassons très tendrement, et Miss et G ont l’air d’adopter une attitude plus fougueuse. Miss se retrouve contre le mur, G lui léchant les seins, la caressant, et j’essaie de rejoindre son autre sein alors que M est entre mes cuisses. Mais voilà, il est difficile de tout gérer avec des interactions à 4, c’est une chose toute nouvelle que nous ne connaissons pas, et Miss repart de l’autre côté du lit avec G tandis que je reste avec M. Nous continuons nos préliminaires, je me délecte de lécher M, qui semble apprécier la chose, mais toujours avec retenue. Ça semble une principale caractéristique chez elle. Elle embrasse Miss également qui apprécie, ça se voit tout de suite… le côté bi n’est plus une hypothèse… il y a une grande tendresse entre ces deux femmes.
Et là, j’entends G disant à ma compagne qu’il léchait jusqu’ici : « tu veux que je te prenne ? »

Ces mots-là, me font monter le cœur. J’attends sa réponse, j’attends de voir si nos regards se croisent… que veut-elle ? Est-ce que moi j’en ai envie ? Oui, j’ai très envie qu’il la prenne en fait. Mais je n’entends rien. J’entends G qui part chercher un préservatif.
Tout est très flou en fait, je ne me souviens plus des événements à la minute près, je me souviens juste que c’est divin, qu’il n’y a pas de fausse note et que tout est naturel. Et là, je vois bien qu’elle ne se refuse pas et qu'il commence à la pénétrer. J’entends un gémissement de sa part. M se tourne vers Miss pour l’embrasser à nouveau. Je m’écarte aussi pour chercher un préservatif mais en fait, a-t-elle envie de moi ? Je n’ai même pas pensé à ça, on ne s’est même pas parlés. Mais elle n’a pas l’air de refuser quoi que ce soit à la vue du préservatif lorsque je reviens m’allonger.

Par contre, j’ai perdu l’érection avec cette rupture de rythme. Je me retrouve en tête à tête avec Miss… M contre moi. C’est jouissif. Miss a vu que je suis « moins en forme ». Elle me dit : « dis-le-moi et j’arrête direct ». La tête se balançant entre les coups de reins de G qui la prend en gardant quand même une certaine sensualité. Je vois son regard, elle est aux anges, c’est d’une telle évidence. Je lui réponds : « profite ». Elle prend ma queue dans sa main et commence à me masturber, pour que ma vigueur revienne, il n’en faut pas beaucoup avec l’aide également de M pour qu’en moins de quelques secondes, je retrouve la forme.
Encore une fois, le déroulement est flou .Chacun aura peut-être une vision différente des événements, mais c’est ce que j’ai ressenti. Je suis sur le dos, j’enfile le préservatif. Il me semble que M embrasse encore Miss. Et M vient s’enfoncer en moi. Elle me chevauche. C’est un moment d’une intensité extrême. Nous n’avons jamais connu ça de toute notre vie, et pourtant tout a l’air, en tout cas pour nous, de se faire naturellement, sans aucune jalousie, ni point noir. C’en est presque effrayant. Je ne sais pas comment ni pourquoi, M et moi changeons de position. Elle s’allonge et je la pénètre en missionnaire, tout en gardant les bras tendus. Elle m’adresse encore ce sourire si particulier, torride et plein d’envie. C’est à peine tenable. Et à ce moment-là, j’entends G jouir. Il ne me faut que quelques secondes de plus, pour faire de même.
Nous nous étalons sur le lit, nous embrassons et nous remercions tous les 4.
Nous nous rhabillons, complètement sous le choc. Miss est bouleversée… elle en est presqu’aux larmes, mais on sent que ce ne sont pas des larmes de regrets, de tristesse, c’est juste l’émotion qui la submerge. Je suis plus calme, mais je vais tout réaliser un peu plus tard et ça va beaucoup me perturber également.
On revient se rasseoir près de notre bouteille. G et M nous rejoignent. Une certaine distance, se créé, mais pourtant sans aucun malaise. On ne parle presque pas de ce qu’il vient de se passer. Je pense qu’ils voient qu’on est bouleversés, mais lorsque je leur dis que c’est notre premier « échange », G me lance un regard de surprise auquel je ne m’attendais pas. Comme s’il n’arrivait pas à me croire. Il est très très tard, et en fait, nous partons ensemble. G et M partent en taxi, et nous, comme nous aimons le faire, à pied vers les quais pour rejoindre notre parking.
Cette marche nous fait énormément de bien parce que Miss retrouve vite ses esprits et nous pouvons parler.
Ce club nous a transformés en quelques mois. Jamais nous n’aurions pensé vivre et enchaîner ce genre d’expériences successives aussi vite.
Mais il est clair que : NOUS AVONS ADORE.
Nous ne nous considérons toujours pas comme échangiste (Par contre, la bisexualité de Miss est maintenant avérée), nous avons juste vécu un moment inoubliable d’échange avec ce couple. Et nous sommes certains que nous avons eu une chance fabuleuse de tomber sur eux pour une première fois. 

Nous recommencerons très probablement, c’est même certain. Mais nous aurons sûrement la crainte de ne pas vivre une seconde expérience aussi réussie.
Nous sommes donc rentrés tranquillement chez nous. Pendant le trajet, une chose me saute à l’esprit et je dis à Miss : « on n’a même pas fait l’amour ensemble ce soir en fait. C’est terrible ! » Rassurez-vous, nous corrigerons très vite cette erreur et même pratiquement toute la nuit.
Le lendemain, nous avons reçu un message de leur part. Et nous avons été très surpris d’apprendre qu’eux aussi visiblement avaient vécu une expérience du même acabit. Ca fait très bizarre de voir que des gens aussi expérimentés qu’eux avaient pu autant apprécier notre compagnie de débutants.
Il fallait donc ce récit très long, je m’en excuse, pour expliquer cette aventure magnifique que nous avons vécue.
Merci de nous avoir lus.

Le dernier mot de la Miss parce que les Miss ont toujours le dernier mot :
Je ne vais pas aller plus loin dans ce récit qui, pour moi, est un reflet assez fidèle de mon ressenti concernant cette troublante nuit…
Mettre des mots sur nos expériences est un exercice encore compliqué, mais j’ajouterai tout de même ceci :
Cette nuit-là, j’ai profondément pris conscience de la jouissance extrême de l’abandon total au « moment présent », au plaisir, à l’autre…
Mon désir, mes émotions, mes réactions, en ont été totalement bouleversés depuis…
Alors, pour ça, et pour ce moment réellement exquis, merci…

5 commentaires:

  1. C'est un récit bouleversant. A bien des égards.

    le fait de créer un blog pour raconter une expérience vécue me replonge 7 ans en arrière. Le besoin de partager ce qu'on a vécu. un exutoire nécessaire pour continuer à avancer.

    Tout comme G et M, je suis surpris de voir que vous n'aviez pas franchi le pas de l'échangisme ou du mélangisme.
    A croiser des libertins depuis longtemps, on se dit qu'ils ont forcément franchi des étapes. Alors que de notre coté, nous ne les avons pas franchi. Et qu'on défend bec et ongles, le fait que ce ne sont pas des étapes mais des envies : on ressent des fantasmes et on les réalise...
    Nous connaissons très bien votre profil sur un site libertin que nous avons en commun. (encore plus depuis quelques semaines, depuis que Pa vous trouve encore plus charmants --> Nous en parlons régulièrement depuis)
    et vous imaginions beaucoup plus surs de vous.

    C'est "rigolo", cet aspect de votre personnalité. Un couple libertin pratiquant Facebook et les apéros de m. Chapeau a été très surpris de nous découvrir encore plus jeudi soir. En blogueurs expérimentés, ils s'imaginaient également que nous étions des pros du sexe. Des libertins très libérés, des échangistes affranchis (alors que nos récits, tous réels, n'ont jamais parlé de mélangisme ni d'échangisme)

    Continuez à écrire.

    Et continue à inciter ta miss à écrire. Je ne désespère pas que Pa s''y mette un jour.

    PS : est un parti pris de ne pas dévoiler le nom de ce club, désormais si précieux à vos yeux ?

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  2. un oubli :
    pour mon fantasme de très grand amateur de robe de soirée (et surtout avant qu'on puisse la découvrir de nos propres yeux (Oui, oui :-) )), vous pouvez nous dévoiler des photos de Miss dans sa tenue? ou nous indiquer le modèle en question?

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  3. Bonjour,

    c'était pour garder un côté mystérieux, mais je me rends compte que c'est assez déloyal puisque je cite beaucoup d'autres clubs. J'ai donc corrigé en conséquence.

    Pour la robe, j'essaierai de satisfaire Pa. ;)

    En tout cas merci pour votre commentaire qui nous a fait énormément plaisir. Je pense qu'on aura l'occasion d'en discuter un soir via internet ou même ailleurs qui sait. ;)

    Bon dimanche.

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  4. Superbe récit, très troublant. L'impression de connaître tous les protagonistes, puis la certitude, en poursuivant la lecture. Comme l'a dit Pa Laume, une certaine surprise, pour les raisons évoquées. Et le plaisir du dénouement. Merci.

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    1. Merci beaucoup pour ce commentaire. Ce récit n'a pas été évident à transcrire. ;)

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