jeudi 2 février 2017

Caviar normand



Bonsoir à tous ceux qui nous suivent, ou qui tomberont par hasard sur ce blog,

En ce début d’année, nous avions l’intention de découvrir un nouveau club qui nous intriguait depuis quelques temps, le Beluga de Caen. Nous étions passés deux fois devant en sortant d’un restaurant italien que nous affectionnons particulièrement à Caen et l’endroit, en pleine zone d’activité, contrastait d’extérieur avec la vitrine du site internet. Il piquait notre curiosité.
Nous profitions donc d’un week-end normand en amoureux (sans notre progéniture.) pour aménager notre nouvelle acquisition et surtout en profiter un peu tous les deux.
Vu qu’il est difficile de concilier repas très copieux et club ensuite, nous avions décidé de commencer doucement avec notre restaurant caennais préféré et de rentrer pour ce premier soir nous mettre en appétit pour le lendemain. S’en est suivi une petite soirée « Pegging » très réussie, la Miss ayant vraiment des talents cachés. Je n’ai personnellement aucune tendance bisexuelle masculine mais par contre, le « Pegging » m’attire énormément. (Après avoir essayé des jouets comme l’Aneros, il me semblait que c’était une suite logique.) Et comme la Miss, même s’il faut la convaincre un peu pour revêtir l’accessoire clé qu’elle a un peu de mal à assumer, une fois lancée, elle devient une amante extraordinaire.
Le lendemain, nous avons donc décidé de nous faire un petit apéritif dînatoire avant de repartir à nouveau pour Caen. Après une petite bouteille de champagne Bollinger édition limitée la grande année 2009 et quelques petites douceurs allant bien avec, nous étions en route.
Ne vous étonnez pas par la suite si nous comparons le Beluga avec son concurrent direct l’Orphea que nous visitions d’ordinaire. Ces deux clubs sont un peu dans la même verve et à 20 kilomètres d’écart, la comparaison devient donc presqu’obligatoire. Nous comparerons donc nos ressentis positifs et négatifs l’un par rapport à l’autre. Et je précise, nous n’avons d’action dans aucun d’eux, ni ne connaissons vraiment les propriétaires, donc avis totalement « plaisir ressenti ».
A l’arrivée sur les lieux, on sonne et la porte s’ouvre. L’accueil est très sympathique. On nous demande si c’est notre première visite, et surtout si on connaît déjà le monde libertin. Très personnellement, j’ai rarement entendu cette question-là. Je trouve que c’est très intelligent de leur part de la poser. Ensuite, on paye, et on laisse ses clés de voiture en échange d’une clé de casier. Sachant que les softs sont à volonté et qu’on a droit à une consommation alcoolisée par personne sur une certaine partie de la carte. (Assez large quand même. Ce sont surtout les alcools très forts qui sont bannis de cette offre.) Donc, intéressant de pouvoir avoir sodas, eaux, cafés à volonté. Surtout avant un départ tard pour le café. Les consommations supplémentaires payantes sont à régler à la sortie des lieux. (Comme au Moon City.)
On nous fait visiter les lieux assez rapidement, mais vu que nous connaissons un peu l’architecture standard des clubs, nous ne sommes pas très dépaysés. Premier constat, la piste de danse fait vraiment plus petite que sur les photos du site. Effet dû aux miroirs disposés et qui agrandissent la pièce. Ca reste néanmoins un très bel espace.
La première chose qui nous embête, c’est l’ouverture de la partie balnéo (Jacuzzi, Sauna, Hammam) à seulement 0H30 le samedi. Nous aimons beaucoup nous y aventurer tôt généralement et là, il va falloir attendre.
Nous commençons par boire une coupe de champagne pour s’imprégner de l’ambiance. Il y a pas mal de couples sans que ce soit non plus « chargé ». Au niveau de la clientèle, il y a de tout, mais encore une fois, pas mal de jeans chez les hommes, je trouve ça de plus en plus gênant de voir des femmes tout faire pour paraître sexy et voir des hommes sans aucun apprêt vestimentaire. Et ça se généralise dans tous les clubs que nous fréquentons. Mais le but n’est pas de relancer le débat sur ce billet. Nous voyons une clientèle de tous âges, certains plus discrets que d’autres, un couple dont l’homme est survolté et un peu sans gêne. Et un couple dont la femme blonde cheveux courts et l’homme avec une petite barbichette nous semble à l’opposé extrêmement souriant, bienveillant et sympathique.
Nous commençons à danser, mais pour être franc, l’enchaînement des différents styles est vraiment trop aléatoire pour accrocher à la piste. Trop de changements, pas assez de morceaux vraiment dansants et connus… ce n’est pas franchement notre tasse de thé. Ca n’empêche pas certains de continuer. Le « survolté » l’est encore plus sur la piste. Essayant de se coller à différentes femmes, bref… nous voyons un groupe de femmes visiblement habituées des lieux se frotter les unes contre les autres dans la cage d'exhibition au centre de la piste. Ces mêmes femmes qui avaient flashé sur la robe Catanzaro de la Miss en début de soirée.


La piste de danse du Beluga.
Nous faisons ensuite un petit tour dans les coins câlins. Le plafond semble assez haut, on a l’impression d’être tout petit. Les salles se suivent et l’ambiance est vraiment très sombre. Il y a une salle SM, un salon télé mais tout est linéaire, bien imbriqué, c’est un peu trop symétrique pour nous je trouve. Et en plein milieu, nous retrouvons… il y avait le blond de Gad Elmaleh, et maintenant, il y a le « survolté » du Beluga, seul. Et là, il nous pose la question qui tue et qu’il aura posée à tous les couples qui seront passés à ce moment-là dans ce couloir : « est-ce que madame est bi » ? Je crois que tous ont eu envie de dire non, quitte à mentir. Nous repartons donc vers la salle de danse où la Miss sirotera un « aphrodisiaque » pendant que moi je resterai au Perrier. (On m’appellera SAM.)
Nous attendons l’ouverture de la balnéo pour enfin aller se prélasser dans les bulles. Premières impressions, le jacuzzi est à température optimale, avec des jets puissants. Il est immense, et en deux parties. Nous choisissons la partie du haut. Très agréable, profond. La Miss le préfère à celui de l’Orphéa dans sa conception et le fait que les jets soient constants et non en cycles comme dans l’autre club la conforte dans cette idée. Moi c’est surtout l’ambiance détente de l’Orphéa que je préfère à celui-ci, on n’a pas ce côté zen comme à Chicheboville. Le Hammam se trouve à gauche, et le sauna à droite du bassin.
Le Jacuzzi du Beluga... immense!

Curieusement, l’espace balnéo est assez vide. Seuls deux autres couples s’y trouvent. Je pense que la plupart des couples attendent la fin de soirée pour y venir.
Nous nous prélassons, nous embrassons, caressons et même plus. Ici, il n’est pas interdit d’y faire l’amour comme au Moon-City. Un couple d’ailleurs ne se gêne absolument pas, enchaînant les pirouettes. La femme se retrouvant même la tête sous l’eau tandis que son compagnon la prend énergiquement. Un couple « à fond ».
Peu après, le « survolté » et sa femme qui étaient dans la partie basse remontent pas loin de nous avec un autre couple. Toujours autant dans la finesse, il se fait faire une gâterie par l’autre femme tandis que la sienne se fait caresser par l’autre homme, nous ne sommes pas vraiment enchantés par le spectacle, mais visiblement, il a enfin trouvé quelqu’un de bi, les femmes s’embrassant à un moment de leurs ébats.
Nous décidons de faire un tour dans le hammam mais la Miss, sortant d’une grippe, ne tient pas longtemps cette moiteur. Il est pourtant à très bonne température, ce qui n'est pas le cas partout. Nous quittons donc assez vite un couple s’affairant tendrement à côté.
Son magnifique hammam.

Nous décidons de nous rhabiller. Ensuite, nous nous dirigeons vers les coins câlins où visiblement quelques ébats ont commencé. En fait, je dis visiblement parce qu’il y a quelque chose qui nous choque. D’une part, c’est plutôt très très calme au niveau sonore, mais en plus la plupart des coins ouverts sont plongés dans le noir. Impossible donc de voir quoi que ce soit, on distingue à peine des silhouettes et surtout un silence de mort. (Pourtant, sur les photos du site, tous les coins sont assez éclairés et bien décorés qui plus est.) Cette ambiance ne nous donne pas du tout envie de continuer plus avant. Surtout quand un couple devant nous : « tiens, je vais te prendre devant le film porno » avec une froideur sans nom. Nous ne savons pas si cette obscurité est voulue par le club, mais nous retournons en fait vite vers la piste de danse. Là, il ne reste plus grand monde à part notre dame sympathique dansant devant son homme un peu plus loin ainsi qu’un autre couple qui a l’air également de bien s’amuser sur la piste. Ils partiront d’ailleurs ensemble tous les quatre vers l’espace balnéo au moment où nous déciderons de partir. Un acte manqué peut-être. Nous ne le saurons jamais.

Coin SM et télé, très proches...
Nous reprenons un dernier verre avant de repartir vers nos pénates.
Le bilan de cette soirée est assez mitigé. Nous avons vu un club très bien tenu, un accueil plus que sympathique (la barmaid est vraiment adorable.) Un très bel espace balnéo (même si j’insiste, je préfère l’ambiance zen de l’Orphéa alors que la Miss a adoré leur Jacuzzi.) mais une musique n’incitant pas vraiment à danser et nous forçant à attendre l’ouverture des « bulles ». Ainsi que des coins câlins plongés dans le silence et le noir qui n’ont pas réussi à nous exciter. (avec une décoration moins jolie qu’à Chicheboville) Par contre, la gratuité des softs est vraiment une qualité indéniable, surtout que la plupart des gens n’ont même pas tendance à en abuser. Je pense qu’il faudra retenter une autre fois. A suivre donc…
Coin câlin que nous n'avons pas même pas vu dans cette obscurité.
 Les images sont tirées de l'album du club sur le site Monde Libertin.


1 commentaire:

  1. Merci pour ce retour.

    Le récit apporte un peu plus de précisions. Le site et ses photos montrant un club exceptionnel, il est important d'avoir un avis externe.

    Nous avons recu une invitation a decouvrir ce club fin mars. Peut etre l'occasion de prendre un verre avec vous...

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